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Presse écrite

 

Par Orianne Dupont | 23 juin 2014

Quand Bordeaux fait place aux pères

En cas de séparation, la mère reprend ses droits dans 71% des cas. A l’heure où la loi Famille peine à être adoptée à l’Assemblée, certains papas veulent se faire entendre et retrouver leur place. La société semble prête, mais la justice renâcle. A Bordeaux, les « cafés des pères » leur permettent de faire front.

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Par Cécile Deffontaines | 22 juin 2014

Divorce : quand les enfants sont utilisés comme des armes

Quand un des parents manipule les enfants pour détruire l'image de l'autre, cela s'appelle "le syndrome de l'aliénation parentale". Un concept psychiatrisant qui décrit un conflit de loyauté souvent ordinaire.

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Par Élodie BÉCU | Dimanche 12 mai 2013

Les changements qui bousculent la famille

Recomposée, monoparentale, homoparentale ou classique : aujourd’hui la famille a de multiples visages. Le gouvernement prépare une loi pour répondre à ces nouvelles configurations.

N’en déplaise aux opposants au mariage pour tous, le schéma traditionnel de la famille n’est plus la règle absolue. En France, on compte chaque année depuis 2005 moins de deux mariages pour un divorce, aussi les familles monoparentales et recomposées ont fortement augmenté. Une autre façon de « faire famille » est aussi entrée dans le paysage avec les couples de même sexe élevant un enfant.

« Le mariage n’est plus l’acte nécessaire à la fondation d’une famille », expliquait Michel Grimaldi, professeur de droit à l’Université Panthéon-Assas, devant les notaires réunis récemment pour plancher sur « la famille dans tous ses états ».

Signe des temps, la ministre en charge du dossier, Dominique Bertinotti, se définit comme la ministre « des » familles. Elle prépare un projet de loi pour prendre en compte leur diversité. Au-delà de la très polémique question de l’ouverture ou non de la Procréation médicalement assistée (PMA) aux couples de femmes homosexuelles, la loi Famille promise pour le printemps, puis repoussée sans calendrier précis, abordera notamment le statut du beau parent et l’évolution de la médiation familiale.

Un statut pour le beau parent ?

Quel statut juridique donner au beau parent qui joue un rôle dans le quotidien des enfants d’une famille recomposée ? En 2009, J‘ancienne majorité avait entamé une réflexion sur les tiers impliqués dans l’éducation d’un enfant avant d’enterrer la réforme. L’actuel gouvernement souhaite créer un statut pour prendre en compte la situation des familles recomposées et les conséquences en cas de séparation. Améliorer la médiation familiale

Régulièrement des pères divorcés se lancent dans des actions spectaculaires, sur des grues ou des cathédrales comme ce week-end à Orléans, pour obtenir le rétablissement du droit de visite. Quand les familles se déchirent, l’obtention de la garde est source de conflit. « La résidence est à 85 % placée chez la mère », explique Pierre Murat, professeur de droit. Faut-il généraliser la garde alternée, qui n’est prononcée que dans 14 % des divorces ? Pierre Murat plaide pour « éviter l’égalité mathématique, qui ne prend pas en compte les situations au cas par cas. » Si en général ce sont les mères qui ont la résidence principale, c’est que les pères ne la demandent pas.

Le risque d’appauvrissement

« Les séparations appauvrissement les ménages », observe enfin le sociologue Julien Damon. Fin du partage des dépenses, pension alimentaire : les coûts de la rupture pèsent sur le portefeuille. Et ce sont les familles monoparentales qui en paient le prix fort : un tiers d’entre elles sont pauvres contre 11 % des couples, selon l’Observatoire des inégalités.

Jacqueline Remy | Samedi 13 Avril 2013

Quand les enfants deviennent otages du divorce.

Les pères récemment grimpés en haut des grues sont venus le rappeler : quand une séparation tourne à la guerre entre ex, tous les moyens sont bons pour régler ses comptes. Y compris au détriment des enfants.



Elle retient ses larmes, il essaie de se tenir. Divorcés depuis sept ans, ils n'ont pas un regard l'un pour l'autre, dans la salle bleue du tribunal de Tarascon. Pourtant, les apparences d'un «bon» divorce sont sauves. Ils se partagent leurs filles en résidence alternée, une semaine l'un, une semaine l'autre.

Mais voilà, ils veulent tous les deux inscrire les enfants dans le collège de leurs villes respectives, distantes de 25 km. Les avocats sont venus avec des plans, des photos, des trémolos, des piles d'arguments.

Exaspéré, Marc Juston, le juge aux affaires familiales (JAF), finit par exploser : «Au bout de sept ans, on ne demande pas à un juge de décider où les enfants doivent aller à l'école ! Tous vos arguments à tous les deux sont valables et vous pensez que je peux trancher ? Oui, je peux trancher, mais ce sera une mauvaise décision.» Une loterie, précise- t-il.

Sonnés, l'homme et la femme écoutent le juge tonner : «Allez en médiation, apprenez à vous respecter, et si vous ne trouvez pas une solution, la meilleure possible pour vos filles, revenez me voir en juin !»

Fulminant qu'il n'est pas Dieu, Marc Juston ajoute qu'une résidence alternée ne peut fonctionner sans un minimum de communication entre les parents et qu'ils la doivent à leurs enfants. «Sinon, ce sont elles qui prendront le pouvoir !»

Un mois plus tôt, il tonnait déjà à la tribune du colloque organisé par l'association CFPE-Enfants disparus sur les enlèvements parentaux : «La souffrance des enfants est un fléau national ! Il n'y a pas de prise de conscience de la gravité des dégâts commis par les adultes sur les enfants. Le système judiciaire n'est pas protecteur des enfants, il est protecteur de l'égoïsme des parents.»

Or, disent la plupart des acteurs du droit familial, les parents se font la guerre. Pas tous. Mais, dans 15 à 20 % des cas, ils y vont au canon. Au risque d'y perdre toute dignité et de détruire leurs enfants.

Car c'est leur grand combat : «partager» leurs enfants, comme ils partagent leurs biens, en bataillant pour avoir la meilleure part et en priver l'autre. Au nom de l'amour. Au nom du bien de l'enfant. Au nom de l'égalité entre les sexes.

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